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December 26, 2012
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Chapitre 4: Nouvelle vie

Alfred aimait sa nouvelle vie. Francis avait fait agrandir la maison et leur préparait des petits plats succulents. Bien entendu, il avait du partir pendant une période assez longue mais des colons prenaient soin d'eux en son absence. Et quand il était revenu il les avait prit dans ses bras tout les deux en leur disant qu'ils lui avaient manqué. Et il leurs avait même ramené des souvenirs.

Alfred avait vite prit ses habitudes et s'amusait bien dans ce nouvel environnement. Francis lui faisait apprendre sa langue bien entendu mais aussi l'espagnol et l'anglais car c'étaient des langues utilisées dans les colonies voisines des siennes, donc utiles à connaître. Il lui apprenait aussi la géographie de chez lui, de l'Europe mais aussi un peu d'histoire. Il fallait qu'il soit correctement préparé à sa vie de nation.

Un jour on frappa à la porte et un homme aux cheveux noirs et aux yeux verts entra dans la maison. C'était Espagne. Alfred eut la peur de sa vie, Arthur lui avait raconté des choses horribles sur la nation espagnole et il y croyait encore beaucoup.

«Alors Hermano, il paraît que c'est toi qui prend soin d'Alfred désormais?

- Il s'est passé beaucoup de choses et maintenant il est avec moi en effet.» Francis n'avait pas envie de raconter à tout le monde ce qui s'était passé, surtout les choses entre Arthur et Alfred, sachant que Antonio n'avait pas eut un comportement exemplaire dans le sud de l'Amérique.

«Disons qu'Arthur est allé trop loin.

- Comment ça?»

Mais l'autre ne répondit pas, demandant aux deux enfants de s'approcher. Matthieu obéit aussitôt, pas farouche pour deux sous mais Alfred resta dissimulé derrière Francis, n'osant s'approcher de l'espagnol qui perdit rapidement son sourire.

«Qu'est-ce qui se passe?»

Francis s'agenouilla devant sa nouvelle colonie et demanda, doucement «Que se passe-t-il Alfred?

- Il me fait peur.

- Ne t'en fais pas, Antonio est peut-être impressionnant mais il n'est pas méchant. Il n'a jamais mangé personne.

- Mais....» L'enfant hésita puis se jeta à l'eau «Arthur m'a dit qu'il avait tué des peuples dans le Sud, qu'il avait dé...décimé des tribus entières et fait du mal aux nations.»

Il avait été terrifié quand Angleterre lui avait raconté ça pour la première fois et n'avait plus jamais essayé de s'approcher de l'espagnol ensuite. Alors qu'avant il éprouvait de la curiosité à son égard, il en avait désormais peur. Et même aujourd'hui, après tout les mensonges d'Arthur, il y croyait encore.

France soupira. Certes il y avait du vrai dans ces paroles mais aussi du faux. L'anglais avait exagéré les choses pour que le petit ne s'approche pas de l'espagnol. Lui faire peur avait été sa solution. Et même s'il n'avait pas eu besoin de tant travestir la vérité que ça, il avait été mal placé pour dire ces choses, vu qu'il avait fait la même chose.

«Il n'a tué aucune nation dans le Sud, il est même devenu très proche d'elles.» Et ils avaient même eu des enfants mais ce n'était pas facile à expliquer à la petite colonie en face de lui. «Et ce qui s'est passé résulte surtout d'un grand malentendu qui a engendré des batailles. Et aussi d'une part de malheur. Une partie des tribus du sud ont succombé aux maladies des colons. En grande partie... c'est ça qui s'est passé.

- Des maladies?

- Oui. Ils ne pouvaient pas guérir des maladies amenées par les conquistadors. C'était surtout un malheureux concours de circonstances.

- Et je n'ai pas fait le même genre de choses qu'Arthur moi. Ce bastardo a fait bien pire que massacrer les tribus de sa propre main.» Lui n'avait jamais participé aux massacres, quand il y en avait, il détestait ça et préférait rester à l'écart, s'occuper des nations indigènes.

Alfred sentit l'angoisse lui serrer le ventre «Quoi? Qu'est-ce qu'il a fait?»

Francis lança un regard avertisseur à Espagne mais celui-ci continua, trop heureux de blâmer l'anglais devant son ancien protégé «Il a offert des vêtements et des couvertures aux indiens mais ces tissus étaient infestés de maladies, car ils avaient appartenu à des gens malades de la variole.»

Alfred sentit l'air lui manquer. Il se rappelait de ces fois où Arthur disait qu'il allait faire des cadeaux aux nations indiennes et qu'il lui interdisaient de fouiller dans les caisses.  Et lui était heureux de voir son tuteur si gentil, si généreux avec les indiens.

Alors déjà à l'époque il...

Les larmes lui montèrent aux yeux, il se sentit encore plus trahi qu'avant. Il se mit à pleurer, se jetant dans les bras du français qui lança un regard de reproche à l'espagnol.
Il avait voulut éviter d'aborder ce sujet Il n'avait pas voulut que le petit sache ça maintenant.

Et Espagne était quand même mal placé pour donner des leçons à ce niveau, il n'avait pas été un enfant de cœur dans le Sud, et son peuple, comme celui de son frère Portugal, n'avait pas été tendre avec les indigènes. Mais ça Alfred n'avait pas besoin de le savoir maintenant. Il fallait juste qu'il ait moins peur d'Antonio, au point de plus se cacher et de lui parler.

                                    ***********


Alfred regardait le paysage depuis le bastingage du bateau. Il était partit avec Francis et Matthieu sur les mers et ils allaient vers une destination inconnue pour lui. C'était une surprise selon le français. Des surprises, il y en avait eu beaucoup.
France avait écrit à son roi pour lui annoncer que les deux représentations de l'Amérique du Nord étaient avec lui. Et depuis beaucoup de colons venaient s'installer sur les terres déjà colonisés par les français. Les villes grandissaient et prospéraient. Alfred se sentait grandir lui-même. Il était déjà un peu plus grand que quand Francis l'avait trouvé.

Et puis il y a quelques jours, son nouveau tuteur l'avait réveillé tôt pour le faire monter avec son frère sur son navire pirate. Cela rappelait des souvenirs à la petite colonie. Mais il ne voulait pas repenser à Arthur dans un moment pareil.

«Tu sais où on va Mattie?»

Le petit canadien hocha la tête en souriant mais dit uniquement «C'est une surprise Al. Tu verras, on va bien s'amuser.

- Ha bon?» Confiant en son frère, le petit n'insista pas.

«Tu est déjà allé là où on va?

- Oui, une fois. Papa m'a dit qu'il fallait que j'y aille de temps à autre.

- On va voir Espagne?» demanda Alfred, soudain craintif. Malgré tout ce qu'avais dit Francis, il continuait à craindre un peu l'espagnol à cause de ce qu'avait raconté Arthur à son sujet. Il lui avait parlé des massacres en Amérique du Sud et des peuples décimés par les hispaniques. Résultat, Alfred avait peur des deux frères de Francis. Celui-ci avait du déployer des trésors de patience et de diplomatie pour lui raconter la vérité et lui dire qu'Arthur avait exagéré les choses.

Matthieu secoua la tête «Non.

- Alors où on va?

- C'est une surprise Alfred.» répéta le canadien, un large sourire aux lèvres, amusé par l'attitude de son jumeau qui ne tenait plus en place. Lui non plus, la première fois, n'avait pas cessé de demander à son père où ils allaient, incapable de patienter sagement pour voir la surprise qui l'attendait.

«Allez dis moi.» s'entêta la seconde colonie en attrapant son frère par le bras, dans un petit gémissement plaintif «Je suis trop impatient.

- D'accord, on va sur une île et je ne t'en dis pas plus.» capitula le plus jeune, incapable de résister à la bouille de son frère.

«Une île? Une autre colonie?

- Alfrreeddd. On est bientôt arrivé, patiente un peu.»

Boudeur, Amérique croisa les bras et regarda la mer, décidant d'ignorer son jumeau, ça lui apprendrait à ne rien lui dire. Il ne tenait pas en place, impatient de voir quel était la surprise promise par Francis. Il imaginait des tas de choses mais ne savait pas ce qui s'approchait le plus de la vérité. Il était impatient d'arriver à destination.
Finalement une terre fut bientôt en vue et le petit sauta littéralement sur place «On arrive Mattie.

- Oui. On arrive. Tu vas voir, on va bien s'amuser.»

Francis les rejoignit, regardant la terre qui se rapprochait à leurs côtés, un sourire aux lèvres. Il semblait heureux d'arriver. Alfred, cette fois, ne tenait vraiment plus en place, impatient d'arriver et de découvrir la surprise.
Bientôt le port fut visible, ainsi que des silhouettes qui attendaient apparemment l'arrivée du bateau.

«On nous attend?

- Deux personnes en particulier nous attendent en effet.  

- Tu as fait venir une des deux sur l'île de l'autre?» s'enthousiasma Matthieu, se tournant vers son père, à la grande frustration d'Alfred qui ne comprenait rien. Francis hocha la tête en souriant, et le petit canadien sourit plus largement. Son frère en trépigna presque sur place.

«Qui? Qui?» lança-t-il, impatient.

«Tu vas voir Alfred. On y est presque.»

La navire s'arrêta bientôt à quai et ils purent descendre. Et deux petites filles se jetèrent littéralement au cou du français.

«Papa tu es revenu.

- Tu es là.»

Alfred ouvrit de grands yeux. C'était ça la surprise? Il y avait deux représentantes de nations ici et ils venaient les voir. Ca voulait dire qu'il avait deux sœurs alors? Il sursauta quand les deux petites se tournèrent vers lui. Elles avaient toutes les deux la peau sombre et les cheveux noirs et nattés, leurs yeux étaient verts pour l'une et marrons pour l'autre. Elles étaient étrangement plus vielles que lui, un peu seulement. Sans doute leurs colonies se développaient-elles mieux.  

«Tu as amené Mattie avec toi!» s'exclama la première en serrant le concerné dans ses bras.

Celui-ci rit et serra sa sœur dans ses bras également. L'autre regarda Alfred avec curiosité«Et il y en a un autre, c'est une nouvelle colonie papa?

- Dans un sens oui. J'avais déjà des terres chez lui mais il était avec une autre nation jusqu'à récemment.

- Ca veut dire que tu es notre nouveau frère alors? Enchanté de te connaître.

- Tu as vu? Il ressemble à Mattie.»

Alfred ressentir un soudain accès de timidité mais chuchota, prenant finalement courage malgré son envie de se cacher derrière Francis «Je suis Alfred, le jumeau de Matthieu et je suis les terres de la Nouvelle-France moi aussi. Mes terres sont au sud de celles de Mattie.

- Enchantée moi c'est Lisabé, je suis la Martinique.

- Et moi Marie, je suis la Guadeloupe. Tu es chez moi ici. Ravie de te connaître.»

Ce fut un séjour magique pour Alfred. Il passa des jours à jouer, à s'amuser et à découvrir des saveurs qui n'existaient pas chez lui. Il apprit aussi l'importance de ces deux colonies pour son nouveau père. Le sucre. Une denrée qui rapportait beaucoup d'argent à la France. Elles étaient donc bien protégées contre un éventuel envahisseur. Alfred ne compta pas les jours mais la fin du séjour arriva trop vite à son goût. Il serait bien resté encore un peu avec ses sœurs.

«Je sais que c'est passé un peu trop vite.» le consola Francis «Mais on reviendra un jour, rassure toi.»

A Suivre
Enjoy the chapter ~
Au prochain chapitre: une réunion des nations et Alfred qui grandit.

Si vous avez des suggestions pour les changements historiques vous pouvez proposer. J"ai déjà décider de beaucoup de choses mais je suis ouverte à toute proposition.

Preview Image = Not mine, I just found it et use it for preview
:iconangelenchantress:
angelenchantress Featured By Owner Dec 26, 2012   Writer
C'est tellement mignon, mais en même temps je me sens triste pour Alfred!! Arthur n'y est vraiment pas aller de mains morte avec les autochtones...

Je trouve ça drôle comment Antonio et Arthur saisissent n'importe quell occasion pour rabaisser l'autre... mais bon d'un autre côté ils perdent tous les deux de plus en plus l'estime d'Alfred.

La petite réunion avec Martinique et Guadeloupe était vraiment adorable! J'adore que tu fasses de Francis un père aussi aimant et attentionné avec ses enfants, ce rôle lui va à merveille!

J'ai hâte de voir la suite, Bonne continuation!
Reply
:iconnaehja:
Naehja Featured By Owner Dec 26, 2012
Merci pour la review.
Non Arthur n'y ait pas allé de main morte mais les colons anglais n'ont jamais été très aimable avec eux de toute façon (il y a bien eu des massacres).
Antonio a profité de l'occasion pour descendre Arthur, il lui a toujours pas pardonné le coup de son armada apparemment >_>
Contente que tu ai aimé la seconde partie du chapitre avec les frangines, même si on les reverra pas de si tôt, elles étaient surtout là pour montrer le coté "famille" mais bon ^^
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